Soigner le patient dans sa totalité Rencontre avec la Docteure Negro


La Docteure Negro est une chirurgienne esthétique spécialisée dans les traitements de l’abdomen, du sein, du visage et de la peau. Sa spécialité consiste à préparer le patient à affronter au mieux le stress de l’opération, grâce à une approche holistique basée sur la micronutrition ainsi que sur la biologie fonctionnelle et préventive. C’est en outre une experte de la stratégie C.H.I.V.A., une technique appliquée aux problèmes de circulation sanguine.

Parlez-nous de votre parcours. Commentêtes-vous arrivée en France ?

J’ai travaillé dans la coopération italienne en Ethiopie, après quoi on m’a offert un contrat

en Chine où j’aurais dû m’occuper de chirurgie de l’oesophage. N’étant pas particulièrement

experte dans ce domaine, je me suis rendue à Caen pour un stage de formation. A la

fin du stage, cependant, je suis restée en France, où je me suis spécialisée en Chirurgie

Plastique, Reconstructrice et Esthétique et j’ai commencé à exercer mon activité à Paris.

Quelle différence y a-il entre la chirurgie traditionnelle et la chirurgie holistique ?

Dans la chirurgie traditionnelle, on ne s’occupe que de l’opération chirurgicale, dans la chirurgie holistique, les soins s’adressent à la personne dans sa totalité. Avant d’opérer on se préoccupe du métabolisme, de la nutrition et de l’équilibre hormonal de façon à mettre le patient dans les meilleures conditions pour affronter l’intervention. Le système de diagnostic est basé sur la biologie fonctionnelle qui fait précéder le traitement d’une série d’analyses de façon à permettre la prévention de maladies. L’idée est de se servir de tous les types de médecines qui existent, de la plus conventionnelle jusqu’aux plus anciennes médecines de différents pays en prenant les aspects positifs qui peuvent nous aider. Le but n’est pas seulement de soigner diverses pathologies, mais d’optimiser l’état de santé générale.

Comment réagit la médecine officielle devant vos méthodes ?

D’une façon générale, mes collègues sont stupéfaits des résultats obtenus. Il s’agit d’une autre approche qui, avant de soigner les symptômes, recherche la racine des problèmes et agit ainsi sur les causes. On appelle cette approche la « médecine des quatre P » : Prédictive, Préventive, Personnalisée et Participative. Le patient est acteur de sa santé et, si besoin est, il doit être prêt à changer ses habitudes et son style de vie, en ayant conscience que son environnement a toujours une influence sur sa santé.

Parlez-nous de la stratégie de la CHIVA. En quoi consiste-t-elle ?

Cet acronyme est mis pour Cure Hémodynamique de l’Insuffisance Veineuse. Il s’agit d’une technique chirurgicale qui permet de soigner les problèmes de circulation veineuse sans enlever les veines. Avec les varices, les veines dilatées, où le flux sanguin se fait à l’inverse, ne jouent plus leur rôle fondamental de drainage (élimination des toxines et des scories du sang). La CHIVA a pour but de rétablir cette fonction essentielle des veines en corrigeant la circulation défectueuse par des ligatures effectuées sur des points stratégiques en évitant l’ablation des veines. J’ai eu vent de cette nouvelle façon de faire quand je travaillais aux urgences de l’hôpital. Je me souviens avoir reçu une fois une jeune fille victime d’un accident de la route, avec une jambe pratiquement détachée du reste du corps. On voulait faire une anastomose sur la veine saphène mais ce n’était pas possible parce qu’un stripping avait déjà été pratiqué sur l’autre jambe et il n’y avait plus de veines saphènes utilisables. A partir de cette expérience, je me suis mise à étudier la possibilité de trouver des alternatives à l’ablation des veines et c’est ainsi que je suis entrée en contact avec le Docteur Franceschi, un angiologue d’origine corse, qui m’a initiée à cette méthode. La CHIVA exige une connaissance approfondie de l’hémodynamique veineuse. Le problème, c’est que sa pratique est moins rentable que la technique habituelle. Pour faire un stripping, dix minutes suffisent, alors que pour la CHIVA, il faut compter une heure environ et le traitement est

différent selon les personnes. C’est pourquoi de nombreux chirurgiens préfèrent continuer à pratiquer la méthode traditionnelle. En France, la CHIVA ne s’est pas beaucoup implantée, contrairement à d’autres pays comme l’Italie, l’Espagne, la Suisse et l’Allemagne.

Docteure Donatella Negro

174 Boulevard Haussmann - 75008 Paris

Tél. 01 45 14 59 22

Sito: www.chivatechnique.com

www.chirurgieesthetique-holistique.com


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